fbpx

Pour travailler ou postuler dans le secteur de la restauration, il faudra dès le 30 août avoir un pass sanitaire valide. Sans ce précieux sésame, pas d’embauche ou alors possibilité de licenciement pour les travailleurs. Mais qui prendra en charge les indemnités en cas de licenciement ?

 

L’arrivée du pass sanitaire a divisé le secteur de la restauration, un fossé se crée entre les travailleurs favorables à la vaccination et ceux qui ne le sont pas. Le gouvernement a prévu plusieurs étapes en cas de refus de présentation d’un pass sanitaire valide. Et la dernière étape n’est autre qu’un licenciement.

Pour les organisations patronales du secteur, ce n’est pas aux professionnels de “supporter le coût du licenciement des salariés qui ne sont pas en possession d’un pass sanitaire valide”.  

Déjà fragilisés, les professionnels du secteur n’envisagent pas le versement d’indemnités de licenciement dans le cadre d’une rupture de contrat comme celle-ci.

« La solution pour nous, c’est que les salariés récalcitrants à la vaccination continuent de porter le masque et d’appliquer les gestes barrière », explique Didier Chenet, président du GNI, à l’AFP. « S’il n’y avait pas d’autre solution, l’Etat devra prendre à sa charge les frais de licenciements. Mais nous ne voulons pas licencier ».

Les employeurs étant contraints de se séparer de leurs employés, les organisations patronales souhaitent que ce type de licenciement soit qualifié par un motif qui les libérerait de coûts supplémentaires.

À ces questions, Élisabeth Borne, ministre du Travail, a indiqué qu’il s’agira d’un « licenciement pour motif personnel” avec toutes les garanties prévues dans ce type de licenciement “accompagné d’indemnités de licenciement pour le salarié ».

Vous avez aimé cet article ? Partagez-le !