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Les établissements fermés n’attendaient que la réouverture pour reprendre du service. Mais c’était sans compter la pénurie de main d’œuvre ! L’hôtellerie-restauration n’arrive pas à garder ses travailleurs, on vous explique pourquoi.

 

L’hôtellerie-restauration est l’un des secteurs qui enregistre le plus grand turnover. Les travailleurs viennent, mais ne restent pas dans le temps. Et les professionnels peinent à fidéliser les embauchés.

 

Selon une enquête de Pôle Emploi, la rotation de main d’œuvre dans le secteur peut atteindre plus de 70 %, c’est 2 à 3 fois plus élevé que dans les autres secteurs d’activités.

 

En moyenne, dans le secteur, ce sont seulement deux tiers des salariés qui sont dans leur emploi depuis plus d’un an. En cuisine, pour 100 cuisiniers, 15 % étaient dans un autre établissement auparavant.

 

Pourtant, il y a un besoin. Selon l’UMIH, 100 000 postes sont à pourvoir en France, sans compter les 300 000 saisonniers d’été qu’il faut aussi recruter.

 

“La restauration reste le premier secteur qui recrute, loin devant l’hôtellerie, avec 75 % des offres d’emploi du secteur CHR. Un chiffre impressionnant. Pourtant, paradoxalement, c’est aussi la branche dans laquelle il est le plus difficile non seulement de recruter, mais aussi de fidéliser les jeunes talents. “ explique Valérie Bisch, fondatrice de Tovalea, cabinet de recrutement dans l’hôtellerie-restauration.

 

Les conditions de travail n’attirent plus. Les nouvelles recrues ne veulent plus faire carrière dans un secteur qui impose des horaires décalés, une faible rémunération, ou encore un rythme de travail stressant. Ils privilégient leur bien-être.

 

Il est temps de revaloriser l’image de l’hôtellerie-restauration qui n’est plus à la mode sur le marché du travail !

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