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Pour soutenir les restaurateurs, les règles autour de l’utilisation des tickets restaurant avaient été modifiées. Mais pour les syndicats du secteur, ce n’est pas assez.

 

En France, de nombreux employés bénéficient de tickets restaurant. Avantageux pour les entreprises et pour les salariés, ils ne le sont pas forcément pour les restaurateurs.

Et c’est la question de la commission du titre restaurant qui pose problème. 

« Les émetteurs exigent des commissions énormes. Le meilleur client est celui qui paye en cash, le deuxième meilleur client est celui qui paye en CB et le moins bon client est celui qui paye en tickets restaurant » explique Romain Vidal, représentant des restaurateurs au sein de la Commission Nationale des Titres Restaurant (CNRT).

Bien que l’utilisation de la carte bancaire implique des commissions, elles sont moins élevées que celles réclamées par les éditeurs de titres restaurants. 

Pour rappel, le calcul de la commission dépend de plusieurs critères : l’identité de l’émetteur, le montant et le nombre de transactions réalisées par mois.

Romain Vidal révèle que, chez Sodexo, le taux de commission pour un remboursement sous quelques jours est compris entre 4 et 4,99 % du montant des transactions alors qu’il est de 1,55 ou 2,05 % pour un remboursement sous 21 jours.

De son côté, Endered réclamerait une commission de 4,9 % pour un remboursement en quelques jours et 1,7 % pour un remboursement sous 21 jours.

Ajouté à cela, une commission qui est plus élevée pour les paiements dématérialisés (environ 3,5 %). 

Pour Romain Vidal, les émetteurs de tickets restaurant devraient faire un geste sur “les délais de paiement et les commissions ».  

Mais avec l’augmentation du plafond des titres restaurant, les professionnels risquent encore de subir une hausse de leurs frais.

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